Les liens émotionnels associés à l'argent
- Valérie Ducourneau
- 3 mars
- 10 min de lecture
Les liens émotionnels liés à l'argent sont nommés également les liens d'attachement, ils sont la résultante d'un ou de plusieurs schémas relationnels qui conduisent à une défaillance dans notre vie.
Je vous propose de regarder cela plus en détail et précise que cet article est fait pour que vous arrêtiez de vous jugez mais plutôt que vous recherchiez à vous délester de ces liens afin d'avoir la vibration qu'il convient pour avoir la vie qui vous ressemble véritablement en faisant des choix qui seront vous combler.
Le rapport que vous avez à l'argent pourrait bien être le réflecteur de blessures (inconscientes) qui vous impactent encore.
L'argent n'est pas le problème, le problème c'est vous et notre capacité à recevoir... Si vous ne pouvez pas recevoir, cela va créer une limitation sur ce que vous pourriez avoir. Si vous changez cela, l'argent ne sera plus un problème !
Ainsi, apprendre à recevoir est la meilleure chose que vous ayez désormais à faire et cela va vous demander de
.
Il n'y pas de règles, vous pouvez vivre dans l'opulence et finir par vous endetter, pourquoi ? Tout simplement parce que vous n'écoutez pas vos envies réelles mais celle de votre ego blessé par : le manque le reconnaissance, l'insécurité affective, la peur de perdre ...
Le manque vous plonge dans l'amertume ; vous vous sentez privés de réaliser vos rêves, voire de les envisager.
Il vous fait reporter voir abandonner vos projets, se manifestant souvent par des plaintes et des désirs insatisfaits. Votre vie est alors empreinte d'une absence de joie, le manque devenant votre seule réalité. Vous ne voyez plus ni qui vous êtes, ni ce que vous avez, car le manque vous fait vous perdre dans un système de comparaison, dans le mécontentement ou encore la déception.
Je vous propose de voir différents profils qui en découle (si vous vous retrouvez dans un ou plusieurs profils, c'est OK, ne vous jugez pas et voyez si vous n'auriez pas, là tout de suite, l'opportunité de fonctionner autrement en effectuant un travail sur votre relationnel) :
Le panier-percé
L'argent ne le préoccupe pas. Son unique objectif est de satisfaire ses besoins, et il se "crée" sans limites financières. Il dépense plus qu'il ne possède, s'endette et peut même contracter des crédits, se retrouvant sans le sou. C'est un consommateur impulsif et matérialiste, souvent attiré par des futilités, s'identifiant à ses nombreux achats. Il peut tomber dans l'achat compulsif, ignorant les conséquences, bien qu'il puisse être conscient de son penchant pour les dépenses excessives. Sa gestion financière est chaotique, l'argent lui échappe des mains. Il peut également être avide dans la satisfaction de ses désirs, recourant à la manipulation, voire à la malhonnêteté, pour obtenir des fonds.
Le panier-percé souffre d'un manque affectif. Pour lui, dépenser est un moyen de combler ce vide d'amour. L'argent lui permet d'acquérir des "objets", et le matérialisme devient une compensation face à son vide émotionnel.
Sur le plan de la mémoire cellulaire, le panier-percé est dans l'attente que les autres viennent résoudre ses déséquilibres. Il se montre souvent futile, versatile, instable, irréfléchi, voire impulsif. À la recherche d'approbation extérieure, il crée des séparations et des coalitions, se montrant plutôt extraverti. Il vit dans l'excès et refuse de prendre ses responsabilités. De plus, il accorde une grande importance aux apparences, utilisant sa tendance à la dépense pour contrôler les autres, avec une propension à la domination pour masquer ses fragilités.
Le gripsou
Il considère chaque sou comme un trésor inestimable. Il dépense très peu, cherche à faire la moindre économie et se plaint des prix. Son objectif est de dépenser le moins possible tout en accumulant le plus d'argent. La notion de toucher à ses économies lui est profondément douloureuse. L'argent le paralyse, l'empêchant d'envisager ou de réaliser des projets nécessitant un investissement, car se séparer de ses fonds est source d'angoisse. Ses économies prennent le pas sur son épanouissement personnel et ses réalisations. Il vit dans la peur de manquer. Accumuler le rassure, répondant ainsi à son besoin de sécurité. L'argent devient ainsi une compensation qui lui apporte un sentiment de sécurité et de tranquillité.
Sur le plan de la mémoire cellulaire, le gripsou est le produit de la possession, de la rigidité, du refus d'accepter et de se laisser aller. Il a une tendance à l'introversion, se complaisant dans ses mécanismes et ses difficultés. Il peine à se remettre en question.
Le sans-le-sou
Peu importe les circonstances, il se retrouve toujours à court d'argent. Il éprouve des difficultés à trouver un emploi avec des revenus réguliers, ou bien il travaille mais peine à gérer ses fins de mois. Son manque d'argent est constant, le poussant à emprunter ou à faire des crédits tout en tentant tant bien que mal de gérer son budget. Ses dépenses courantes le placent dans une situation souvent précaire. En ce qui concerne ses désirs et plaisirs, il peut être amené à dépenser de manière disproportionnée par rapport à ses moyens, se mettant ainsi dans des difficultés financières supplémentaires tout en se plaignant de son manque d'argent. Il n'est pas conscient qu'il gère son budget de manière non épanouissante, se trouvant à la fois dans une situation précaire et dépensière. Il peut également adopter une gestion stricte de son argent, sans permettre d'achats plaisants, ce qui le frustre. Parfois, il développe une peur de l'argent, se sentant indigne de l'avoir, ce qui entraîne une dévalorisation personnelle et la perception qu'il ne le mérite pas... Le manque le ronge.
Le sans-le-sou se positionne comme une victime, se transformant en une véritable victimisation. Il ne voit que ses manques et ses déceptions, sans apprécier ce qu'il possède ou ce qu'il réalise. Ce manque attire encore plus de manque. Il ne sait pas investir en lui-même pour générer des revenus. Il s'enferme dans des prétextes et des excuses, et surtout dans l'inaction. Bien qu'il souhaite un changement, il ne fait pas d'efforts pour y parvenir. Il fantasme sans créer, adoptant une attitude passive, voire résignée, s'interdisant de rêver ou de s'orienter vers ce qui lui convient. Son manque d'argent devient ainsi un moyen d'attirer l'attention sur lui, un reflet d'un vide affectif. Dans cette absence, il cherche la reconnaissance, la gentillesse et des « avantages », aspirant à l'amour maternel.
Sur un plan cellulaire, le sans-le-sou évoque l'injustice, l'inégalité, et rappelle des dynamiques de domination et de soumission, illustrant la fracture qui sépare et opprime, ainsi que l'asservissement et la pauvreté de cœur. Il reste enfermé dans son rôle de victime soumise et enchaînée, aveugle à son pouvoir créateur, qu'il délègue aux autres tout en le niant. Il se débat en voyant le préjudice (injustice, inégalité) sans se mettre en accord avec lui-même. Il n'écoute pas ses désirs, encore moins les moyens d'y parvenir. Tout changement est perçu comme un danger, car cela signifierait perdre sa place, désagréable mais confortable. Il peut également adopter un rôle dominateur, utilisant ses dents aiguisées pour obtenir de l'argent ou contrôler les autres (financièrement et/ou psychiquement), cherchant ainsi à obtenir des égards...
L'emprunteur et le prêteur
Entre ces deux parties, un lien de co-dépendance se tisse, caractérisé par une dynamique d'autorité et de subordination. Celui qui prête peut adopter une attitude dominante, mais l'emprunteur peut également endosser ce rôle : la dette qui existe crée un lien avec l'autre, l'argent dû devient ainsi une forme de contrôle. Cette dette peut également servir de punition ou de manipulation, incitant l'autre, de manière consciente ou non, à rendre des comptes. L'argent prêté agit comme une chaîne.
Lorsque les deux personnes se connaissent bien, et surtout si une relation affective existe, l'argent peut se transformer en un moyen d'exprimer de l'amour. La co-dépendance rétablit un équilibre entre les individus, justifiant et donnant du sens à des relations déséquilibrées. L'argent et la dette unissent des personnes incapables de s'offrir mutuellement ce qu'elles souhaitent. Cela peut également servir à "réparer" des désaccords ou des souffrances enfouies. L'argent devient alors un bandage qui ne guérit pas vraiment.
On peut également observer les rôles de sauveur chez le prêteur et de victime chez l'emprunteur. Le sauveur aide l'autre pour renforcer son propre estime de soi et trouver sa place. De son côté, la victime demeure dans l'irresponsabilité, se plaignant et s'identifiant à son rôle. Les deux parties se laissent ainsi aveugler.
Offrir de l'argent
Celui qui propose de l'argent, tout en affichant un visage altruiste, distribue des fonds à d'autres, à des œuvres de charité ou à des membres de sa famille. Cette distribution révèle un besoin de « compenser » une action de l'Être où il se sent en faute, ou qui le maintient dans un malaise, qu'il en soit conscient ou non. Ainsi, donner de l'argent devient le reflet d'un sentiment de culpabilité. Offrir de l'argent, c'est nier sa blessure et tenter de la réparer, comme si l'on achetait un déni ou même une forme de rédemption.
Distribuer de l'argent peut également être un moyen de domination. Celui qui possède des fonds se place alors dans une position de supériorité : il détient le pouvoir. Cela se renforce lorsque la distribution est dirigée vers une personne de son entourage, transformant l'offre d'argent en un moyen de pression, d'emprise, d'attachement et de contrôle.
Pour le bénéficiaire, la réception d'argent le place en position de victime. Cela devient une reconnaissance d'un acte où il s'est senti blessé ou lésé. L'Être espère que celui qui distribue rachète des fautes dont il se ressent comme une victime, et l'argent se transforme en une forme de compensation, presque comme un dû. Selon l'ampleur du préjudice ressenti, cela peut pousser le donneur à lui donner fréquemment, établissant un dédommagement (mais jusqu'à quel montant ?).
Le receveur peut même adopter le rôle de « mendiant », se mettant dans une position de pouvoir. Il contraint les donateurs à lui donner de l'argent, peut-être même de manière régulière. Il utilise l'autre, le « prive », et peut également susciter un sentiment de culpabilité chez celui qui ne lui accorde pas (suffisamment) d'argent.
Le vol
L'argent est perçu comme un droit. L'individu peut représenter un mélange de panier percé, de grippe-sou et de sans-le-sou. Dérober de l'argent est une façon de se décharger de ses déséquilibres. Le vol devient ainsi une méthode « facile » pour rester dans ses illusions sans jamais s'interroger sur soi-même. Il blâme l'extérieur et se positionne en victime. Le voleur est souvent animé par un sentiment d'injustice ; il se voit en « justicier » et justifie ainsi son acte de malhonnêteté. Il souffre. Lorsqu'il se retrouve avec l'argent d'autrui, qu'il gère des prêts ou une trésorerie (en y puisant), il n'hésite pas à considérer les fonds des autres comme les siens. Il ressent alors un sentiment de supériorité, n’hésitant pas à manipuler ou à influencer autrui pour justifier son vol. Quant à la personne volée, elle joue parfaitement son rôle de victime et s'y enferme. Elle se dédouane et rejette la responsabilité sur l'extérieur. Le sentiment d'avoir été volé la discrédite vis-à-vis de soi-même. Elle se cloître dans ses peurs et son attachement aux biens matériels. Le vol peut même être comparé à un viol. Elle se sent alors démunie et impuissante, éprouvant une profonde injustice. Elle se renferme dans ses pensées, souvent pessimistes, tandis que la peur s'intensifie.
Domination et Soumission
L'argent divise les individus en deux catégories : ceux qui en possèdent (et détiennent donc le pouvoir) et ceux qui en ont peu ou pas (et qui subissent et obéissent).
Le dominateur se retrouve souvent dans l'opulence. Sa puissance se manifeste par sa capacité à accumuler des richesses et à dépenser de manière excessive. Il utilise l'argent pour manipuler, soudoyer, rabaisser et se nourrir de son pouvoir. Il achète des objets, des biens et même des personnes, méprisant la vie et agissant uniquement pour ses propres intérêts.
Cependant, le dominateur peut également être un être blessé, qui réagit par la violence pour se protéger. Dans ce cas, il utilise son pouvoir financier pour garder le contrôle, refouler ses blessures et se déresponsabiliser. Son attachement à l'argent et l'emprise qu'il exerce sur lui sont proportionnels à ses souffrances.
D'autre part, le dominé est souvent en manque d'argent et vit dans la peur de cette réalité. Il renie son chaos intérieur et son pouvoir créateur, ainsi que sa capacité à se réaliser. Il utilise l'argent comme excuse pour ne pas être lui-même, et cette peur le paralyse.
La charité et la cupidité
Il existe une croyance selon laquelle la Joie réside chez les âmes généreuses. L’argent est perçu comme un péché, et il est donc préférable de s’en défaire pour vivre dans la « pauvreté », où être charitable devient synonyme de « don ». Cependant, ce « don » porte un poids, celui du devoir et du jugement, et celui qui pratique la charité est considéré comme une « bonne » personne. Cela implique que l’argent est mauvais. Cette croyance a pour effet d’asservir l’homme, de l’empêcher de s’épanouir et d’utiliser l’argent à bon escient.
La cupidité, quant à elle, découle des frustrations liées à l’argent. Étant donné que l’argent est revêtu d’une valeur, il incite les individus à vouloir posséder. L’argent crée des distinctions, des étiquettes et des clans. Cependant, celui qui s’enferme dans ce cycle de cupidité s’éloigne de lui-même et de sa quête intérieure.
La pauvreté et la richesse ne sont que des perceptions. En effet, avec la même somme d’argent, certains connaissent le bonheur tandis que d’autres vivent le malheur. C’est le regard que l’on porte sur l’argent, influencé par nos croyances, nos blessures et notre ego, qui lui confère une valeur et peut le faire basculer dans des déséquilibres.
La charité et sa contrepartie, la cupidité, semblent appeler les individus à renoncer à l’argent pour qu’il ne cause pas de tort. C’est une erreur, car manipuler de l’argent n’est ni mal ni mauvais. C’est en se détachant des attachements à l’argent que l’individu peut trouver la paix intérieure et l’utiliser de manière équilibrée, sans excès, peurs ou déséquilibres.
Les croyances sont autant de blessures qu’il convient de reconnaître.
L'argent incarne le pouvoir universel.
Tous les déséquilibres qui en résultent ne font qu'accentuer les séparations et les illusions. Cependant, ce symbole de pouvoir n'existe que grâce à notre incapacité ou notre non volonté à surmonter nos blessures et à notre méconnaissance de notre véritable identité.
L'argent devient alors une obsession, révélant les distorsions profondes que nous portons entre nous, certains en charges et d'autres en excédant sans rien en faire (laisser des sommes astronomiques sur son compte sans investir ni épargner, cela cache une très grande peur de manquer).
Mais tous les déséquilibres associés à l'argent ne sont que des symptômes…
Pour atteindre la paix intérieure, nous devons entreprendre un travail approfondi sur notre chaos intérieur, tout en établissant un lien entre nos réactions et notre manière d'interagir avec l'autre et avec l'argent.
Il est essentiel de se libérer de vos croyances associées à l'argent : qu'il se mérite, qu'il représente le succès ou l'échec, qu'il soit lié à des actions "bonnes" ou "mauvaises", qu'il soit perçu comme empoisonnant ou maudit, qu'il serve de récompense ou de punition, qu'il divise ou unisse, etc.
Ces pensées egotiques ne sont que l'expression de vos limitations, de vos autorisations, de vos chaînes.
L'argent n'est ni une fin ni un simple moyen. L'individu qui parvient à se défaire des entraves liées à l'argent doit ensuite développer de nouvelles pensées à son sujet.
Vous devez vous concentrer sur vos véritables désirs, plutôt que sur des envies résultants de vos blessures, qui vous détournent de vous-même.
Ces impulsions intérieures, vous incitent à être et à agir, vous guident vers vos aspirations. La joie l'anime, et sa justesse permet à l'argent de devenir une ressource.
L'argent ne répond pas à un besoin fondamental. Il est un transit entre nous tous, mais il reste un lien éphémère. Il répond à une "demande" sans se limiter à celle-ci, se transformant alors en une nouvelle intention, et ainsi de suite.
Il représente un passage.
L'argent est une signature matérialiste dans un monde matérialiste.
Il occupe donc une place qui demeure neutre.
Lorsqu'il se trouve dans l'équilibre du don et de la réception, en adéquation avec les désirs de l'Âme, il devient léger et fructueux.
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